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PRESERVATION DES MILIEUX

Réhabilitation des espaces naturels

 

De par leur proximité avec la nature et leur connaissance du terrain, les chasseurs sont parmi les premiers à constater l’impact des activités humaines sur les espaces naturels et sur la faune. La Fédération a réagi en s’impliquant dans la réhabilitation et préservation des milieux menacés.

Les marais et zones humides

 

Très engagée dans la préservation des zones humides du département, la Fédération mène depuis plus de 20 ans une politique active, avec deux objectifs :

  • La préservation des biotopes : grâce à la Fondation Nationale pour la Protection des Habitats Français de la Faune Sauvage, financée à partir des redevances de chaque chasseur, il a été possible d’acquérir plusieurs terrains, avec pour objet la conservation des biotopes remarquables qu’ils contiennent. A ce jour, la Fondation est propriétaire d'un patrimoine de plus 100 ha de zones naturelles en Haute Savoie.
  • La valorisation écologique des zones humides : avec, notamment une grande campagne de sensibilisation encourageant de nombreuses sociétés de chasse à investir et s’investir dans la réhabilitation ou l'aménagement de zones marécageuses laissées à l'abandon. Outre une indispensable phase d’information, cette action de sensibilisation s’est accompagnée d’une participation financière à la réalisation de travaux.

En parallèle, la Fédération travaille à des projets de plus grande envergure en relation avec les Administrations (mesures agri-environnementales), les Collectivités (Communes, Conseils Départementaux), ou l'Enseignement (sections environnement).

 

picto marais

La réhabilitation des zones humides en chiffres

 

Depuis le début des années 80, ce ne sont pas moins de 50 plans d'eau de dimensions variables qui ont été étudiés, réalisés ou valorisés sur les départements de Savoie et Haute Savoie.

L’investissement concédé par les Fédérations des Chasseurs des Savoie dépasse les 2 Millions de Francs, pris sur les fonds des seuls chasseurs au profit de la Collectivité.

Visant à améliorer la situation pour les espèces concernées (principalement des oiseaux migrateurs), et préserver le milieu existant pour la flore présente sur les sites, ces actions s’inscrivent dans une démarche d’intérêt général, et privilégient une valorisation globale des milieux plutôt qu’un développement spécifique et réducteur.


Les bocages et prairies

 

Mécanisation oblige, le paysage agricole jadis si varié prend désormais une teinte verte uniforme et monotone. Disparus les linéaires boisés et les haies, finies les prairies fleuries. Vive la monoculture herbagère et ses espaces nus. Cette banalisation des espaces agricoles, pauvre pour les yeux, l'est aussi pour la faune sauvage, qui déserte peu à peu les lieux.

 

En parallèle des politiques nationales qui s’attaquent à la problématique via des Mesures agro-environnementales et la mise en place de  Plans de Développement Rural National, la Fédération des Chasseurs de Haute-Savoie propose des conventions entre les exploitants et les ACCA du département, pour appliquer des mesures de retard de fauche, ou d’abandon de bandes de cultures en faveur du gibier.

Plus localement, la Fédération s’est investie aux côtés des ACCA, comme à Chilly, pour préserver le bocage et améliorer les conditions de vie du petit gibier par des accords avec les exploitants agricoles, ou encore à Groisy, pour recréer une prairie fleurie.

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Groisy, la Fleur au fusil 

 

À Groisy en 2016, c’est sur proposition du Président de l’ACCA que la commune a mis gracieusement une parcelle agricole à disposition des chasseurs. Objectif : aménager un couvert durable pour la faune sauvage.

Grâce aux semis réalisés, l'ACCA a ainsi su créer un havre de vie favorable à une riche variété d'espèces, des plus petits insectes mystérieux aux animaux les plus courants, tels les lièvres, chevreuils et sangliers.

Un panneau a été implanté sur le site pour encourager les volontaires à reproduire ce type d'aménagement et informer le grand public que la biodiversité se cultive et qu'elle ne pourra se maintenir sans un investissement régulier des amoureux de la nature, dans les rangs desquels, en très bonne place, les chasseurs !

Les alpages

 

Délaissés par les bergers et troupeaux, les alpages se trouvent envahis par les landes épaisses et les ligneux (aulne vert), stériles pour la reproduction des tétras et l’alimentation du grand gibier. Pour lutter contre l’appauvrissement progressif de ce patrimoine naturel unique, la Fédération des Chasseurs de Haute-Savoie encourage toutes les ACCA de montagne  concernées à s’investir dans le débroussaillage des alpages, pour favoriser le retour de l’herbe, de la flore et de la faune.  

A ce jour, près de 350 000 € ont été investis sur des projets menés par la Fédération Départementale des Chasseurs, en lien avec les ACCA, pour près de 200 ha de zones débroussaillées.

Opération rhododendrons, le retour

En 1994, les chasseurs de Chamonix se sont engagés au côté de la Fédération pour débroussailler l’ancien alpage de Péclerey . Les débroussaillages réalisés voilà plus de 20 ans ont porté leurs fruits : les tétras sont toujours présents et partagent leur biotope avec les cerfs et chevreuils, sans compter le chamois omniprésent. C'est pour maintenir ce patrimoine qu’une équipe d'une quinzaine de chasseurs s'est retrouvée le samedi 26 Août 2017, propulsée par hélicoptère avec leur matériel sur le site. Les 5 zones définies ont été rapidement dégagées et permettront une reprise d'une végétation accueillante dès le printemps prochain.

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La Fédération et la SEA unis pour le meilleur pastoralisme

Le lundi 29 janvier 2018, les services de la Fédération ont rencontré ceux de la Société d'Economie Alpestre. L'objectif :  faire le point sur la situation des alpages de la Haute-Savoie, au regard de leurs intérêts pour la faune sauvage, et poursuivre la stratégie de travail partenarial lancée depuis plusieurs années. L'association des compétences pastorales pour la SEA et des savoir-faire environnementaux et naturalistes de la FDC, permet, site par site, de partager des diagnostics mais aussi de proposer et de mettre en œuvre des solutions pour concilier la pratique pastorale et la préservation durable de la faune sauvage.