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La faune

Le Sanglier

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Le Chamois

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Le chevreuil

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Le Bouquetin

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Le Cerf

Le Mouflon

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Les Ongulés

Le Sanglier

Mammifère omnivore de la famille des suidés, le sanglier est présent dans toute l’Europe, à l’exception des pays scandinaves. Abondamment chassée, cette espèce est capable de développer des stratégies d'adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.
Signes distinctifs :

Le sanglier possède un corps trapu et une tête volumineuse, prolongée d'un groin très allongé (le boutoir). Il est armé de canines hyper-développées. Celles du haut sont les grès, celles du bas les défenses. En moyenne en France, la longueur du mâle est de 140-165 cm, celle de la femelle de 125-145 cm. Poids : mâle 100-110 kg, femelle : 70-80 kg. Certains sujets d’Europe Centrale peuvent atteindre 250 à 300 kg. La coloration de son pelage varie avec son âge, elle est rayée, puis rousse et enfin noire à grise.

Alimentation :

Omnivore très opportuniste, le sanglier s’adapte à une très vaste diversité de sources alimentaires au fil des saisons. Ses préférences vont aux fruits forestiers (glands, châtaignes et faines) et céréales (principalement maïs et blé).Il peut aussi se satisfaire de bulbes, racines et rhizomes. La part animale représente souvent moins de 5%, et est constituée d’insectes, mollusques, lombrics…

Reproduction :

Espèce polygame – Maturité sexuelle chez le mâle  vers 10 mois, chez la laie entre 8 mois et 24 mois – Gestation :   3 mois 3 semaines et 3 jours -  Portée moyenne : 5 à 7 marcassins

Habitat et territoire :

Le sanglier est présent sur une grande diversité de milieux, pourvu qu'il y trouve de la nourriture et une végétation assez dense pour se dissimuler. On le rencontre dans différents biotopes : maquis, garrigues, landes, marais, littoral, forêts, alpages. En Haute-Savoie on le trouve jusqu'à 2000 mètres d'altitude en montagne dans les aulnes et en plaine dans les cultures de maïs.

Gestion de l’espèce :

Espèce très prisée des chasseurs de Haute-Savoie, le sanglier est le gibier le plus intelligent que l'on puisse trouver en Europe. Outre les sensations qu’elle procure, sa chasse se justifie par la régulation de sa population nécessaire à l'épanouissement de l'espèce d'une part, et d'autre part la nécessité de maintenir les dégâts qu'il occasionne aux cultures dans les limites du raisonnable.

La Fédération s'est engagée prioritairement sur cette espèce pour développer les populations tout en diminuant la facture de dégâts et limitant les déséquilibres localement. Ainsi, des aides sont apportées aux sociétés de chasse sous forme de subvention pour mener des actions de prévention des dégâts. Les moyens de lutte utilisés sont : l'agrainage linéaire, les clôtures électriques, la cellule de crise et le dialogue avec le monde agricole

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le sanglier montre une grande sédentarité, avec un domaine vital allant de 500 à 3000 ha, quel que soit le sexe de l’animal. Ces valeurs peuvent augmenter sensiblement sous l’effet de la chasse pour atteindre 6000-7000 voire 15 000 ha.

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EN CHIFFRES

On estime à environ à 5000 la population haut-savoyarde de sangliers en 2018.

Entre 85 et 90% des chasseurs haut-savoyards cotisent pour la chasse du grand gibier et sont donc susceptiblesde chasser le sanglier, espèce la plus prisée. (source : enquête grand gibier)

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Le Chevreuil

Le chevreuil est un ongulé de la famille des cervidés, donc à bois caducs. Il est présent sur la presque totalité de l’Europe.
Signes distinctifs :

C’est le plus petit cervidé de France, avec une taille au garrot qui n’excède pas 80 cm et un poids de 25 kg (22 kg pour les femelles).  Le pelage des adultes est gris foncé en hiver et roux en été Dépourvu de queue, le chevreuil porte sur le fessier une tache claire : le miroir.

Alimentation :

En forêt, en été : feuilles de jeunes arbres (chêne, charme, orme, érable, sapin, pin maritime…) / Automne : essences semi-ligneuses (lierre, ronce, myrtille, airelle, framboisier…) / A la sortie de l’hiver : plantes herbacées à forte valeur nutritionnelle.

En plaine, il consomme surtout du blé, du colza, de la betterave ou de la luzerne.

Reproduction :

Espèce polygame – Maturité sexuelle vers 12-14 mois –  4 mois de gestation - 2 faons, rarement 3

Habitat et territoire :

Si la forêt est son habitat préféré, il est présent partout, du bord de mer à plus de 2000 mètres d'altitude en montagne en passant par la plaine et la garrigue. La superficie de son domaine vital varie selon les milieux (abondance de la nourriture) et les périodes de l’année. En automne-hiver, elle est d’environ 20 ha en forêt et de 150 ha en plaine agricole.

Gestion de l’espèce :

Présent dans toute l’Europe excepté dans les îles ( Irlande, Corse, Sardaigne, Sicile et Baléares), le chevreuil a vu sa population  se développer en France de façon significative, depuis le plan de chasse généralisé en1979.

La Haute-Savoie n’échappe pas à cette règle, et le chevreuil s’y porte bien, même s’il reste sensible aux hivers rigoureux et aux problèmes de dérangement et de prédations de la part des chiens errants.

S’il commet peu de dégâts dans les cultures agricoles, sa surabondance localement peut poser des problèmes aux forestiers surtout dans les jeunes peuplements.

 

La Fédération des Chasseurs de la Haute-Savoie a mis en place depuis 1999 des réunions par pays cynégétiques, auxquelles sont conviés les forestiers. Géré sur les 20 pays cynégétiques, le chevreuil est soumis à un plan de chasse triennal, qui tient compte des équilibres agro-sylvo cynégétiques.



En savoir plus >>  Informations générales sur le chevreuil. (fiche ONCFS)

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Fécondé par le brocard durant le rut qui a lieu de mi-juillet à mi-août, l’ovule de la chevrette reste libre et ne s'implante dans la paroi utérine que fin décembre- début janvier : on appelle cela l'ovo implantation différée.

Chevreuil

EN CHIFFRES

EN CHIFFRES

On estime à environ 8000 à 10 000 individus la population haut-savoyarde de chevreuil en 2018.

Entre 85 et 90 % des chasseurs haut-savoyards cotisent pour la chasse du grand gibier et sont donc susceptibles de chasser le chevreuil, espèce la plus présente sur tous les territoires du département.

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Le Cerf

Également appelé cerf d’Europe, le cerf élaphe est un mammifère ongulé de la famille des cervidés.
Signes distinctifs :

C’est le plus grand des animaux sauvages vivant en France. Le mâle est facilement reconnaissable à ses bois ramifiés qui tombent chaque année à la fin de l’hiver.

Alimentation :

Printemps, été : espèces herbacées, feuillage d’arbres et d’arbrisseaux et céréales/ Automne : fruits forestiers / Hiver : ronces, lierres, myrtilles, bruyères ou des rameaux de résineux.

Reproduction :

Espèce polygame – Maturité sexuelle dès la deuxième année -  8 mois de gestation – 1 faon, rarement deux.

Habitat et territoire :

Le cerf est aujourd’hui attaché aux milieux forestiers où il trouve refuge et nourriture mais ses origines steppiques lui font également fréquenter les plaines et la montagne jusqu’à 2500 m. Les mâles occupent un domaine de 1500 à 5 000 ha, quand les femelles se contentent de 700 et 1 500 ha.

Gestion de l’espèce

Présente dans toute l’Europe, l’espèce n’était présente sur la Haute-Savoie que de façon très diffuse ; jusqu’aux campagnes de réintroduction menées à partir de 1975. A l’époque, ces lâchers se sont faits de façon assez empirique, avec, comme règle de gestion une fermeture de la chasse pendant 5 années, et un plan de chasse à l’issue, dès 1980.
Une vingtaine d’année plus tard, la Fédération, à la demande des sociétés de chasse, sollicite à nouveau l’Administration pour effectuer de nouvelles réintroductions sur le département. Entre temps, certaines populations se sont développées, atteignant localement des densités conséquentes. 

Des comptages nocturnes au phare sont organisés chaque année sur des circuits prédéterminés. On suit l’évolution du nombre d’observations par circuit.Un suivi quantitatif et qualitatif de la mortalité extra cynégétique est également réalisé.
Le cerf fait l'objet d'une gestion spécifique par pays cynégétiques. 
On suit l’évolution du nombre global de cerfs prélevés, mais aussi l’évolution du plan de chasse par classe d’âge, ainsi que l’évolution du sexe ratio des cerfs prélevés.
L’objectif fédéral est d'adapter les niveaux de population à la capacité d'accueil des milieux, en respectant les intérêts économiques liés aux milieux (forêt, agriculture).

En savoir plus >> Informations générales sur le cerf élaphe. (fiche ONCFS)

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les cervidés sont apparus sur notre planète il y a 38 millions d'années en Asie. On en retrouve les traces dans un grand nombre de grottes, du paléolithique à nos jours. La plus fameuse: la grotte de Lascaux

Cerf

EN CHIFFRES

On estime à environ 7000 la population haut-savoyarde de cerfs et biches en 2018

56% des chasseurs haut savoyards chassent le cerf (source : enquête grand gibier)

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Le Chamois

Le chamois est un mammifère ongulé ruminant de la famille des Bovidae et du genre Rupicapra (ou « chêvre des rochers »). La France accueille trois sous-espèces de chamois : le chamois des Alpes, le chamois de Chartreuse et le chamois des Pyrénées, également appelé isard.
Signes distinctifs :

A dominante gris-beige ou gris-jaunâtre en été, la livrée du chamois des Alpes devient  brun très foncé à noirâtre, ce qui fait ressortir la couleur crème de la gorge et du chanfrein. Il mesure 80 cm de hauteur au garrot pour 1,25 m à 1,30 m de longueur, et pèse de 35 et 50 kg.

Alimentation :

Printemps : espèces herbacées, repousses tendres d’arbustes et de plantes à bulbe / Eté et automne : espèces herbacées, graminées et légumineuses céréales/Hiver : bourgeons, rameaux, écorces et lichens.

Reproduction :

Espèce polygame – Maturité sexuelle à 18 mois -  23 semaines de gestation – 1 chevreau

Habitat et territoire :

Plus que les altitudes élevées, il préfère la zone des forêts et la partie inférieure de la montagne pastorale, entre 800 et 2 300 m. Il peut s’installer à des altitudes très basses à condition d’y trouver des versants escarpés nécessaires à sa sécurité.

Gestion de l’espèce

Les effectifs de chamois étant très réduits après la 2ème guerre mondiale,  une politique  de restauration des populations a été mise en œuvre. Lors de la création des ACCA en 1967, les chasseurs ont accepté de créer de grandes réserves de chasse, certains sacrifiant parfois jusqu’à 50 % de leurs meilleurs territoires. Plusieurs lâchers ont été effectués dans les grandes réserves.

Quelques 50 ans plus tard, les densités de chamois ont atteint des niveaux très importants. Des tirs sélectifs sont réalisés aujourd’hui dans la plupart des grandes réserves selon des règles très strictes.

Des comptages sont organisés régulièrement au printemps et à l’automne pendant le rut. Ils permettent de suivre l’évolution des effectifs et des répartitions de populations sur chaque secteur de comptage, ainsi que l’évolution du taux de reproduction dans certaines unités de gestions.

Avec le nouveau découpage en pays cynégétiques, l’espèce, soumise au plan de chasse depuis 1990, se gère dorénavant par massif. On suit l’évolution du nombre global de chamois prélevés, l’évolution du plan de chasse par classe d’âge, ainsi que la sexe ratio dans 9 UG entre 1990 et 1997.
L’objectif fédéral est de favoriser l’augmentation des populations jusqu’aux potentialités du milieu.

 Les 25 massifs de gestion concernés sur le département doivent choisir entre un prélèvement simple et un prélèvement qualitatif. Le prélèvement qualitatif est associé à une chasse à l’approche ou à l’affût et un territoire de chasse divisé en secteurs.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le chamois appartient à la famille des rupicaprinés qui ont la particularité d'avoir des glandes rétrocornales qui permettent à l'animal de marquer sa présence et par là même son territoire

Chamois

EN CHIFFRES

On estime à environ 15 000 la population haut-savoyarde de chamois en 2018.

62% des chasseurs haut-savoyards chassent le cerf (source : enquête grand gibier)

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Le bouquetin

Le Bouquetin des Alpes (Capra ibex) est un mammifère de l'ordre des artiodactyles (ongulés herbivore possédant un nombre pair de doigts). Il appartient à la famille des Bovidés, comme la chèvre domestique et le chamois et à la sous-famille des Caprinés.
Signes distinctifs :

Le bouquetin est reconnaissable à ses grandes cornes : celles des mâles peuvent atteindre 1 mètre et peser  6kg ! Celles des femelles sont plus petites. Le bouquetin mâle peut peser entre 65 et 100kg, la femelle entre 35 et 50kg.

Alimentation :

Le régime alimentaire du bouquetin est essentiellement constitué de plantes herbacées et graminées. En hiver, il peut compléter son alimentation par des bourgeons et de jeunes pousses d'arbrisseaux (framboisier, myrtille, rodhodendron ...), plus rarement par des pousses d'arbres.

Reproduction :

Espèce polygame – Maturité sexuelle : 18 mois - Gestation : 165 à 170 jours - Un seul cabri, les naissances gémellaires restent très rares

Habitat et territoire :

Le bouquetin des Alpes a une préférence marquée pour les habitats à dominante rocheuse. Au printemps, il utilise les altitudes les plus basses à la recherche de l'herbe nouvelle puis remonte en suivant la repousse de la végétation. En été et jusqu'à l'automne, on le trouve dans des milieux variés en terme de reliefs et d'expositions, souvent à plus de 2500 m. En hiver, on peut l'observer à toutes les altitudes, jusqu'à 2800-3000 m, sur les pentes raides et ensoleillées, où la couverture neigeuse est faible et les ressources alimentaires plus accessibles.

Gestion de l’espèce

Si le Bouquetin est aujourd’hui bien répandu dans les Alpes, il a bien failli disparaître au début du XIXème siècle. L’espèce fut sauvée par le Roi d’Italie, Emmanuel II, qui créa une réserve de chasse en 1856. Cette réserve devint en 1933 le Parc National du Gran Paradiso. Tous les Bouquetins qu’on aperçoit de nos jours descendent de ce petit noyau qui subsistait au Gran Paradiso.

La restauration du bouquetin dans les Alpes françaises, débutée dans les années 1960 par la mise en place de territoires protégés, puis par la réalisation d’opérations de réintroduction, a permis à l’espèce d’atteindre en 2010 un effectif d’environ 9000 individus.
Une série de recommandations, proposée sous forme de la "charte pour la réintroduction des Bouquetins en France" a été adoptée par le Ministère de l’Environnement et par le Comité national de la protection de la nature lors de sa séance du 17 février 1993.

Le statut du bouquetin des Alpes, classé espèce protégée depuis 1981, risque d’évoluer au cours des prochaines années. Dans la perspective de cette évolution, il est important de réfléchir à la conception d’un modèle de gestion parfaitement adapté à cette espèce, en s’appuyant sur la connaissance des stratégies d’occupation de l’espace, les données acquises sur la caractérisation des habitats et le comportement alimentaire des animaux, et les impacts des dérangements d’origine anthropique.

La Fédération Départementale des Chasseurs s’est toujours intéressée à la dynamique des ongulés de montagne et notamment du bouquetin. En 2014, elle a initié une étude sur l’état de conservation de l’espèce à l’échelle de l’arc alpin, en partenariat avec la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), dans le cadre de son programme scientifique, et avec la contribution du Conseil Départemental. Un chargé de mission a été recruté à cet effet (M. Cédric DE DANIELI) pour conduire cette étude, sous le pilotage de M. Mathieu SARASA, Docteur en Ecologie et responsable scientifique à la FNC.

Cette étude a permis  d’une part de confirmer l’état des effectifs des populations de Bouquetins des Alpes en 2013 : plus de 50 000 individus à l’échelle de l’arc Alpin, dont 10 000 pour la France et pas moins de 2300 pour le département de la Haute-Savoie. Cette étude a confirmé également que les valeurs d’abondance obtenues à partir des comptages usuels effectués sous estiment le nombre d’animaux présents. Concernant enfin les épidémies, les résultats de l’étude ont révélé que l’apparition et la persistance d’épidémies associées à des diminutions d’effectifs (gale sarcoptique, kératoconjonctivite ou brucellose par exemple) sont liées à la densité et à l’abondance de bouquetins à l’échelle locale. Les épidémies persistantes tendraient à se produire dans des colonies à forte densité, de grande taille et parfois dans des colonies denses de petite taille. La densité locale de bouquetins apparait donc comme le principal facteur de risque, parmi les paramètres étudiés, en ce qui concerne la compatibilité des populations aux épidémies.

Cette étude a fait l’objet d’une parution scientifique dans la revue internationale Animal Biodiversity and conservation.

 

En savoir plus >>  Informations générales sur le bouquetin (fiche ONCFS)

LE SAVIEZ-VOUS ?

Extraordinaire grimpeur, le bouquetin peut franchir des parois dont l'inclinaison atteint 80° et effectuer sans élan des bonds de 3,5 mètres.

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EN CHIFFRES

On estime à environ 2300 la population haut-savoyarde de bouquetins en 2018

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Le Mouflon

Ancêtre du mouton domestique, le mouflon est un mouton sauvage, au corps trapu et aux pattes épaisses, présent dans un grand nombre de pays européens.
Signes distinctifs :  

Le mouflon a un pelage raide, brun-roux en été, brun-noir en hiver, à l'exception du ventre, des fesses et du museau, qui sont blancs et d'une tache grise en forme de selle sur le dos Le mâle porte deux épaisses cornes enroulées en spirale vers l'arrière (jusqu'à 85 cm de long). Chez la femelle, elles sont courtes (15 cm) et recourbées vers l'arrière ou totalement absentes.

Alimentation :

Les plantes herbacées, les feuilles d’arbustes et de buissons forment le fond de son alimentation. En hiver, il peut, pour compléter son régime, utiliser un éventail de plantes impressionnant, parmi lesquelles fougères, champignons, mousses, fruits, jeunes pousses d’arbres, écorces et lichens.

Reproduction :

Espèce polygame - Maturité sexuelle : un an et demi – Gestation : environ 5 mois - 1 agneau, rarement 2

Habitat et territoire :

Son domaine vital s’étend sur quelques centaines d’hectares et comprend plusieurs domaines saisonniers, parfois séparés de plusieurs kilomètres. En été, il recherche la fraîcheur (parties hautes de son habitat, pentes au nord ou pourvues d’abris rocheux, de ravins ombragés ou de végétation dense). En automne, il descend vers les parties médianes. En hiver, la neige ne lui convenant pas, il occupe les pentes d’exposition sud ou les fonds de vallées. Au printemps, il regagne les secteurs les plus élevés en suivant la repousse de la végétation.

Gestion de l’espèce

Le mouflon méditerranéen a été introduit sur notre département dans le cadre d’une vaste politique de sauvegarde du mouflon de Corse.

Présent depuis maintenant plus de 50 ans en Haute-Savoie, en 5 populations distinctes, dont certaines partagées avec la Savoie et le Valais, c’est un gibier fort prisé par les amateurs de chasse à l’approche en montagne, qui apprécient sa vigilance à juste titre. Il fait désormais partie intégrante du patrimoine naturel sur les massifs où il est présent. Par contre, s’agissant d’une espèce exotique pour les Alpes du nord, aucune autorisation ne serait sans doute délivrée par l’administration pour de nouvelles introductions. Des tirs de sélections sont effectués par les chasseurs pour éliminer les animaux déficients.

Au niveau national, le Mouflon (de Corse et méditerranéen) a le statut "d'espèce de gibier dont la chasse est autorisée". Il est soumis au plan de chasse obligatoire depuis 1978.

En savoir plus >>  Informations générales sur le mouflon de méditerranée et le mouflon de corse (fiche ONCFS)

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au moment du rut, de violents combats ‘engagent entre les mâles. Face à face et distants de 5 à 15 m, ils s’élancent l’un vers l’autre et se télescopent tête contre tête, à une vitesse avoisinant les 40 km. Le bruit des cornes s’entrechoquant s’entend alors à 1.5 km à la ronde.

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EN CHIFFRES

On estime à environ 700 individus la population haut-savoyarde de mouflons en 2018

 

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Le Chacal

Le Loup

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Le Lynx

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Les prédateurs

Le Chacal Doré

Mammifère carnivore de la famille des canidés, le chacal doré, malgré son nom, n'est pas étroitement lié aux autres espèces de chacal : des études morphologiques et moléculaires indiquent une plus grande affinité avec le loup gris et le coyote.
Signes distinctifs :

Long de 70 à 85 cm (sans la queue) et d’une hauteur au garrot de  38 à 50 cm, son poids varie de 7 à 14 kg. Son pelage, aux couleurs variables en fonction de la saison et de sa région d’origine, présente des teintes bigarrées allant du marron au gris et au noir en passant par le blanc et le roussâtre.

Alimentation :

Même s'il porte souvent son dévolu sur les charognes et les déchets, le chacal est également un chasseur habile, actif de jour comme de nuit. Son régime alimentaire se compose notamment d’oiseaux, de mammifères, de reptiles, de poissons mais aussi d’insectes et de fruits.

Reproduction :

Espèce monogame – Maturité sexuelle à 11 mois – Gestation de 6 jours – Portée jusqu’à 9 chiots

Habitat et territoire :

Le régime alimentaire opportuniste permettent au chacal doré d'habiter une grande variété d'habitats, tels que le désert, les prairies, les forêts et les zones agricoles, même s'il est présent le plus souvent dans les endroits secs et ouverts. Le territoire du chacal doré est de 2 à 3 km² tout au long de l'année.

Gestion de l’espèce

Le chacal doré n'est pas considéré comme une espèce en danger Il est inscrit en Annexe III de la CITES ainsi que dans la catégorie préoccupation mineure sur la Liste rouge des espèces menacées de l'IUCN. Après un déclin souvent spectaculaire de ses populations et l'extinction des populations locales, on constate une expansion récente de l'espèce en Europe centrale et septentrionale. Depuis plusieurs années, en Allemagne, au Nord de l’Italie, en Suisse, des observations disparates, mais régulières de l’espèce, confirment son fort pouvoir de colonisation.

Grâce à l’installation de pièges photographiques en différents endroits du département, pour suivre les corridors biologiques et l'évolution des grands prédateurs, les chasseurs, après avoir surpris un loup à Saint Gervais et confirmé la présence du lynx sur les Glières, ont photographié à deux reprises un chacal doré dans le Chablais haut-savoyard au cours de l’automne 2017. Ces observations se sont confirmées au printemps 2018.

Les individus de cette espèce pouvant se déplacer sur des centaines de kilomètres, y compris dans des espaces anthropisés, un suivi et une gestion de l'espèce doit s’envisager à échelle européenne.



LE SAVIEZ-VOUS ?

Le chacal doré est une espèce très vocale, utilisant une variété de cris tels que l'aboiement, le grognement, le caquètement et le pleurnichement. Le cri le plus caractéristique est le hurlement de lamentation, que l'on entend souvent en chœur à l'aube et au crépuscule.

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EN CHIFFRES

Déjà présent sur les pourtours méditerranéens et de la Mer Noire 6000 ans avant J.C. (date approximative des plus anciens fossiles connus de l’espèce), l’expansion géographique naturelle du chacal doré a commencé dans la deuxième moitié du 19e siècle en Europe du sud-est et centrale. Elle a pris une toute nouvelle dimension dans les années 1970 – 80, le conduisant jusqu’en Haute-Savoie.

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Le Loup

Mammifère carnivore de la famille des canidés, le loup gris est une espèce commune en région alpine, également présente dans le Massif Central, les Pyrénées, le Massif des Vosges et en Lorraine.
Signes distinctifs :

D’un poids de 30 à 40 kg pour le mâle adulte, de 25 à 30 kg pour la femelle, le loup associe un masque labial blanc en toutes saisons à un pelage gris clair à roux en été/ gris brun en hiver.

Alimentation :

Prédateur des ongulés sauvages (en France : chevreuil, chamois, mouflons, cerfs) et d’espèces domestiques (ovins, caprins, et plus rarement jeunes bovins et équins), ce carnivore peut également se satisfaire de petits mammifères (lièvres) et consommer des fruits à l’occasion. Il peut jeûner plusieurs jours.

Reproduction :

Espèce monogame – Maturité sexuelle : environ 2 ans - Gestation : 62 jours  - Portée : 4 à 7 louveteaux en moyenne

Habitat et territoire :

Capable de s’adapter à tous les biotopes compte tenu de la diversité potentielle de son régime alimentaire, le loup reste majoritairement présent dans les forêts de feuillus en montagne. Il peut également se retrouver dans des chênaies, dans des pinèdes ou encore dans des garrigues sur tout le contour méditerranéen. Son territoire peut s’étendre de 15 000 à 30 000 ha pour les animaux sédentarisés en meute, parfois plus pour les individus sédentarisés seuls.

Gestion de l’espèce

Espèce classée LC (Préoccupation mineure) sur la liste rouge UICN mondiale et VU (Vulnérable) sur la liste rouge UICN « mammifères continentaux France métropolitaine » , le loup est une espèce strictement protégée selon la directive Habitat Faune flore du 23 avril 2007. Le Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage  définit les orientations en matière

. de politique d’accompagnement des impacts à l’élevage domestique

. et d’études et recherches permettant de caractériser l’état de conservation de l’espèce. Sur notre région, c’est la Direction Régionale Auvergne Rhône-Alpes qui participe à la mise en œuvre du Plan national d’action Loup, piloté par la DREAL AURA.

Dépendant de l’unité Prédateurs-animaux déprédateurs (U-Pad) , le réseau Loup-lynx  est chargé de suivre le développement de la population de loups en France.

Depuis son retour en France en 1992, celle-ci s’est développée géographiquement et numériquement (effectifs) jusqu’en 2014 à un rythme d’environ 15 à 20% par an, et semble numériquement stabilisée depuis ; le nombre de meutes est par contre en augmentation régulière.

En Haute-Savoie, le massif des Bornes et des Bauges sont des Zones de Présence Permanente.

Le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Savoie est le représentant de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) au Comité National Loup. Dans ce cadre, un important travail de contribution est assuré pour apporter le point de vue, l’experience des chasseurs et œuvrer en permanence à l’élaboration des plans nationaux annuels, apporter un soutien pratique aux éleveurs et contribuer à la réalisation des opérations de défense et de prélèvement décidées par les Préfets. Le Président de la Fédération des Chasseurs de la Haute-Savoie anime par ailleurs le groupe de travail grands prédateurs de la FNC. A l’échelon de la Haute-Savoie, la Fédération, avec l’appui de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, assure un suivi permanent, au moyen de pièges photos, de la présence et du développement de l’espèce.



En savoir plus >>  Informations générales sur  le loup (fiche ONCFS)

LE SAVIEZ-VOUS ?

Dans les pays qui ont toujours eu des loups comme l’Espagne ou l’Italie, le taux de prédation est beaucoup plus faible. En Espagne par exemple, on dénombre 2000 loups et deux fois plus d’ovins, mais beaucoup moins d’attaques. Ils disposent de parcs de nuit vraiment sécurisés et des troupeaux plus petits, donc plus faciles à veiller.

En Allemagne, où le loup est aussi revenu, on compte environ le même nombre d’individus qu’en France, mais le taux de prédation du loup est divisé par 3

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EN CHIFFRES

En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour. En 2009, il y avait entre 180 et 200 loups en France. Durant l'hiver 2016-2017, la population a été estimée à environ 360 individus. En 2018, on peut raisonnablement estimer la population à 450 individus.

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Le Lynx

Le lynx boréal, parfois appelé « le loup cervier », est un mammifère appartenant à la famille des « félidés ».
Signes distinctifs :

Le lynx mesure de 80 à 130 cm, tête et corps compris, sa hauteur totale oscille entre 60 et 75 cm, son poids entre 18 à 25 kg. A une queue très courte, noire au bout, le lynx associe un pelage brun jaunâtre, roussâtre ou gris, plus clair en hiver, fortement tacheté (taches foncées) sur les pattes, moins sur le dos. Ses oreilles sont prolongées par une longue touffe de poils favoris très développées. Il possède des griffes rétractiles.

Alimentation :

Exclusivement carnivore, il se nourrit surtout de lièvres, rongeurs, jeunes chevreuils, jeunes chamois et d’oiseaux (tétras, bécasse, perdrix). En France, il s’attaque parfois aux moutons dans les prairies

Reproduction :

Espèce monogame ?? – à valider - Maturité sexuelle du mâle à 30 mois, de la femelle à 22 mois. Gestation : 74 jours - Portée : de 1 jusqu’à 5 petits. 

Habitat et territoire :

Le domaine vital du lynx s'étend de 150 à 450 km2. Son habitat est essentiellement forestier : forêts de résineux ou forêts mixtes avec sous-bois dense,  dans les régions montagneuses comportant des rochers. En général, il vit de 700 à 1 000 m, mais peut se réfugier jusqu’à 2 700 m d’altitude. Il gîte dans une grotte, un terrier de Blaireau, des broussailles, sous un rocher en surplomb ou sous un arbre renversé.

Gestion de l’espèce

Exterminé puis réintroduit en France, la population française de lynx est constituée de 3 noyaux.

Le noyau historique vosgien est au bord de l’extinction. En 2014, aucun lynx n’a été détecté.

La population la plus importante et la plus active sur le plan démographique se trouve dans le Jura, et compterait actuellement une centaine d’individus (ONCFS, 2013). Dans le sud du massif, tous les habitats forestiers favorables sont occupés par le lynx. Plus au nord, le lynx continue de coloniser de nouveaux territoires, essentiellement dans le Doubs.

On ne peut pas vraiment parler de noyau en ce qui concerne la présence du lynx dans les Alpes. Aucune aire de présence vaste et continue n’est occupée, mais plusieurs « îlots » sont répartis dans les principaux massifs forestiers des Alpes du Nord (Bornes, Bauges, Chartreuse).

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe en « préoccupation mineure » (LC) en raison de sa large distribution et de ses effectifs stables. Il est cependant classé en catégorie EN (En danger) sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Actuellement, les collisions routières, autoroutières et ferroviaires représentent la cause de mortalité la plus connue. Un problème plus général concerne l’ensemble des populations de lynx boréal d’Europe occidentale. Il s’agit de la fragmentation des habitats forestiers par des zones urbanisées et leurs infrastructures (routes, voies ferrées, canaux…). Les possibilités de dispersion, donc d’échanges d’individus entre noyaux de population se trouvent réduites, voire impossibles. A terme, ces isolements peuvent entraîner un affaiblissement génétique de la population, d’autant que les noyaux de nos régions sont issus d’opérations de réintroduction, donc d’un faible nombre d’individus fondateurs.

Afin d'améliorer la connaissance sur ce félin, redoutable chasseur, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Savoie a souhaité étendre l'étude réalisée dans le massif jurassien. Pour mieux cerner l'espèce et plus particulièrement ses déplacements, les Fédérations Départementales des Chasseurs de la Haute-Savoie, de l'Ain et du Jura se sont entendues pour étendre les suivis photographiques à l'ensemble des espaces connectés directement au massif jurassien. Les massifs du Vuache, du Mont des Princes et du Clergeon ont ainsi été ciblés par la Fédération de la Haute-Savoie.


En savoir plus >>  Informations générales sur Le lynx en France

LE SAVIEZ-VOUS ?

Très discret lorsqu’il se déplace, le lynx exerce une pression sur le sol trois fois plus faible que celle d’un chat.

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EN CHIFFRES

Dans le Bulletin Lynx de mai 2016, Réseau lynx nous apprend que sur les 127 corps de lynx découverts sans vie entre 1974 et 2008 :

58 % sont morts à la suite d’une collision sur route ou voie ferrée

16%  sont décédés de façon naturelle à la suite d’une maladie

12 % ont été victimes de braconnage

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LES GALLIFORMES

La Perdrix Bartavelle

Le
Tétras-Lyre

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La
Gélinotte

gélinotte modifié

Le
Lagopède

lagopéde modifié

La perdrix bartavelle

La perdrix bartavelle (Alectoris graeca) est un oiseau qui appartient à la famille des Phasianidés et à l'ordre des Galliformes. Elle est originaire du sud-est de l'Europe, du sud-ouest de l'Asie et du Proche-Orient.
Signes distinctifs :

C’est la plus grande des perdrix, avec une taille variant de 32 à 43 cm et un poids oscillant entre 460 et 770 grammes.  Proche de la perdrix rouge, la bartavelle a un plumage plus jaunâtre, et une gorge blanche, circonscrite d'un collier noir.

Alimentation :

Son régime est constitué de végétaux (feuilles, pousses, bourgeons, graines, baies) ou d'invertébrés consommés principalement pendant la période de reproduction (insectes, araignées, cloportes…). A l’automne, les bartavelles ont tendance à monter vers le haut des versants pour tirer profit de la repousse végétale.

Reproduction :

Espèce monogame -  Maturité sexuelle : environ 1 an - Ponte de 8 à 14 œufs,

Habitat et territoire :

La perdrix bartavelle occupe le sud-est de l’Europe. En France, on la trouve dans les départements alpins. Elle vit dans des régions relativement élevées pierreuses et rocheuses, entre 1 000 et 2 000 m d'altitude. En hiver, elle descend à des altitudes plus basses et doit parfois effectuer des déplacements de 10 à 15 kilomètres pour fuir le froid et les épaisses couches de neige, car  elle ne possède pas les adaptations morphologiques et physiologiques des tétraonidés. La plupart des adultes sont sédentaires et occupent un espace vital annuel allant de 120 à 340 hectares.

Gestion de l’espèce

La perdrix bartavelle est assez répandue localement mais sa population totale a décliné de 80% en quarante ans.
Dans les années 1950-1960 on a constaté une diminution de ses effectifs due à plusieurs facteurs, parmi lesquels la déprise agricole qui a eu pour conséquence la fermeture des milieux en basse et moyenne altitude, l'aménagement des crêtes pour la pratique des sports d'hiver, ou encore le passage de gros troupeaux d'animaux domestiques sur ses zones de reproduction. 
Entre 2003 et 2007 la population était en progression, dans les Alpes françaises, grâce à la mise en place d'un plan de prélèvement et à l'interdiction des lâchers de perdrix rouges au-dessus de 1000 m d'altitude, qui produisaient des hybridations.

La chasse est autorisée sur 6 des 7départements de présence régulière de l'espèce. Elle est interdite dans les départements de la Drôme, de la Haute-Savoie et des Alpes de Haute-Provence. Un plan de chasse légal a été institué en Isère, en Savoie, dans les Alpes Maritimes, les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence. En Haute-Savoie, après avoir longtemps été fermée, la chasse de l’espèce a été réouverte en 2008, dans le cadre de la recolonisation progressive de son aire de répartition, et est soumise à un PMA annuel (Prélèvement Maximum Autorisé) strict.

L'oiseau est classé à l'annexe II de la convention de Berne et de la Directive Oiseaux.

En savoir plus >> informations générales sur la perdrix bartavelle.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La bartavelle est présente sur le territoire de tous les espaces protégés alpins de haute montagne : citons, entre autres, les parcs nationaux du Mercantour, des Ecrins et de la Vanoise, ou encore les réserves naturelles de Sixt et de Passy en Haute-Savoie.

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EN CHIFFRES

L’Observatoire des Galliformes de Montagne détermine la tendance des effectifs sur un réseau de 22 sites de référence répartis sur tout l’arc alpin. La méthode employée consiste en un comptage annuel (ou bisannuel) de mâles chanteurs en réponse à la diffusion de chants enregistrés. Sur 16 sites suivis depuis six ans et plus, la tendance est à la baisse pour trois d’entre eux et à la stabilité pour les 13 autres.

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Le tétras-lyre

Galliforme de taille moyenne, le tétras-lyre, également appelé coq de bruyère, est un oiseau symbole des Alpes européennes. Véritable relique glaciaire, il était déjà présent sous nos latitudes lors de la dernière glaciation.
Signes distinctifs :

D’une envergure de 65 à 80 cm, le poids du coq adulte oscile entre 1,1 et 1,5 kg, contre 700 à 850 g pour la poule. De livrée noire à reflets bleus, le mâle se reconnaît à sa queue blanche en forme de lyre et sa caroncule rouge au dessus de l’oeil. La femelle est dotée d’une livrée brune et roussâtre barrée de noir, de blanc et de gris, et d’une queue est légèrement fourchue. Les doigts de leurs pattes ont une frange d'écailles cornées, qui leur évitent de s'enfoncer dans la neige fraîche.

Alimentation :

Majoritairement végétarien, se nourrissant de feuilles, de bourgeons, de graines, de fleurs et de baies, le tétras-lyre complète son alimentation avec des insectes, des araignées et des invertébrés

Reproduction :

Espèce polygame - Maturité sexuelle des coqs à l’âge de 2-3 ans, des poules à 1 an - En moyenne, les pontes comportent 7œufs.

Habitat et territoire :

Autrefois dans les plaines, le tétras-lyre, avec le réchauffement progressif du climat, s’est réfugié dans les reliefs des Alpes, au-delà de 1400 mètres d'altitude. Certains individus sont sédentaires, occupant un espace vital annuel de 50 à 400 ha. D’autres effectuent une migration saisonnière, se déplaçant au printemps et à l’automne de 1 à 15 km entre leur zone de reproduction et leur zone d’hivernage.

Gestion de l’espèce

Très sensible aux modifications de son habitat, le tétras-lyre est inféodé à des milieux très spécifiques dont la transformation naturelle ou artificielle peut lui être fatale.
Vitrine de la Fédération des Chasseurs de la Haute-Savoie, le tétras-lyre est l’objet de toutes ses attentions. Afin de maintenir les populations voir de les augmenter, la Fédération a mené plusieurs actions grâce à une implication technique rigoureuse et une volonté politique affichée : amélioration des connaissances, amélioration et entretien de l’habitat, maîtrise des prélèvements par une gestion rationnelle de la chasse, prise en compte des exigences de l’oiseau dans le cadre de l’aménagement des domaines skiables.

Un plan de chasse a été mis en œuvre pour la première fois en France en 1995 sur demande de la fédération des chasseurs. Après accord ministériel, un dispositif de prémarquage a été instauré. Le carnet individuel de prélèvement est également obligatoire.
Seuls les coqs maillés sont chassables. La chasse en temps de neige est interdite.


En savoir plus >>  Informations générales sur le tetras-lyre (fiche ONCFS)

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le tétras-lyre est surtout célèbre pour ses parades nuptiales printanières. Tous les ans, de mars à début juin,  sur des espaces dégagés d’arbres, plateaux ou tourbières, appelées aires de parade, les coqs  se retrouvent, paradent, chantent et se mesurent ; chaque geste et allure ayant une signification bien précise : provocation, domination…

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EN CHIFFRES

Conséquence d’un habitat fragmenté et du dérangement occasionné par le tourisme en montagne, les comptages effectués ont montré une densité de 0,95 tétras-lyre pour 100 hectares, dans les secteurs des stations de ski, contre 3,25 dans les zones vierges.

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La gelinotte

Espèce des forêts boréales, la gélinotte est le plus petit des tétraonidés européens. Elle est présente sur 21 départements et plus de 600 communes des Alpes.
Signes distinctifs :

D’un poids avoisinant les 400 g, le mâle mesure 37 cm de long et la femelle 34. Le mâle est plutôt coloré, avec un  plumage gris à brun-rouge, tâcheté et barré de noir et brun, avec une huppe érectile et une caroncule rouge vif au-dessus de l’œil . La femelle a des couleurs moins vives, son plumage étant plutôt noir et blanc.

Alimentation :

Elle est essentiellement constituée de  bourgeons, de pousses, de feuilles ou encore d’ inflorescences(des espèces feuillues telles que le noisetier, le bouleau, l’aulne, le chêne, l’aubépine,…). Comme les autres tétraonidés, elle se nourrit aussi dinsectes, de limaces, de baies et de fruits (myrtilles, fraises des bois, glands…)

Reproduction :

Espèce monogame – Maturité sexuelle aux environs d’1 an - Ponte de 7 à 11 œufs.

Habitat et territoire :

On la trouve dans les  forêts montagneuses de feuillus et de conifères, jusqu’à 1800 mètres d’altitude. Vivant à couvert dans l’étage inférieur des bois et des taillis, elle fréquente également les lisières, les sentiers et les abords des chemins forestiers. Sédentaire et très territoriale, elle est capable de satisfaire tous ses besoins vitaux sur un domaine annuel de 20 à 40 ha.

Gestion de l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur la Gélinotte sont les changements dans la structure et la composition des habitats forestiers, conséquence, selon les lieux, de l'intensification de la sylviculture, ou au contraire de son abandon, notamment dans les forêts à dominante feuillue autrefois gérées en taillis favorables à l'espèce. Bien que chassable, la Gélinotte n'est plus prélevée que dans 3 départements alpins depuis les années 2000 avec des prélèvements totaux inférieurs à 50 individus.

Indicateur important de la biodiversité de nos forêts, elle fait l’objet d’une attention particulière de la part des chasseurs en raison de sa haute valeur écologique.

Difficile à détecter sur le terrain, le suivi des populations de gélinottes est délicat. Malgré tout, grâce à une nouvelle méthode, l'Indice de Présence sur Placettes Circulaires (IPPC), l'O.G.M. a lancé depuis 2007 un suivi à l'échelle des Alpes du nord qui devrait à terme, permettre d'estimer les niveaux d'abondance par unités naturelles.


En savoir plus >>  Informations générales sur la gelinotte

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Une fois que la gélinotte trouve un territoire capable de satisfaire tous ses besoins vitaux, elle s’y installe définitivement et le défendra tout au long de sa vie.

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EN CHIFFRES

Les densités de population varient beaucoup selon les milieux, de moins d'1 couple aux 100 ha à 4 ou 5 dans les habitats favorables du Jura ou des Alpes.

Gélinotte

Le lagopède

Plus encore que le tétras-lyre, le lagopède, de la famille des tétraonidés, est un oiseau relique des époques glaciaires, particulièrement adapté aux conditions hivernales en altitude.
Signes distinctifs :

Le lagopède alpin est un tétraonidé de petite taille, environ 450-550 gr pour le mâle, un peu moins pour la femelle. Son plumage est unique, avec une alternance saisonnière de deux phases très différentes. En hiver, les deux sexes sont totalement blancs, à l'exception des rectrices noires et, uniquement chez le mâle, des lores sombres. En été, seuls les ailes et le ventre restent blancs. Le reste du corps est gris-brun rayé et panaché de teintes brunes et blanchâtres.

Alimentation :

Les adultes sont presque exclusivement végétariens (bourgeons, feuilles, baies de saules nains, éricacées, fleurs), alors que les poussins ont un régime animal spécifique, fait d’insectes, araignées, escargots…

Reproduction :

Espèce monogame – Maturité sexuelle 1 an - Ponte de 6 à 7 œufs en moyenne

Habitat et territoire :

Présent en France dans les Alpes et les Pyrénées, c'est l'oiseau des hautes altitudes entre 1800 m et 3000 m, jusqu'en limite des glaciers. Son habitat est constitué de pelouses alpines rases, combes à neiges et éboulis.

Gestion de l’espèce

Les principales menaces qui pèsent sur le lagopède à court terme sont les grands aménagements touristiques de la montagne qui, entre fréquentation humaine croissante, dégradation des habitats et installation de kilomètres de câbles dangereux pour les oiseaux, laissent de moins en moins d'espaces sauvages.

La chasse a pu être aussi autrefois un facteur limitant, d'autant plus que le lagopède montre un faible succès reproducteur, que ce soit dans les Alpes ou les Pyrénées.

Avec le développement de réglementations plus contraignantes (plan de chasse, limitation du nombre de jours de chasse, prélèvements maximum autorisés), les tableaux sont maintenant très faibles, inférieurs à 100 oiseaux depuis le milieu des années 2000. Plusieurs départements ne donnent même plus d'attributions. Sur le plus long terme, le réchauffement climatique pourrait faire remonter en altitude les conditions environnementales favorables à l'oiseau, et entraîner ainsi une réduction et une fragmentation des populations et une altération de leur performance démographique.

 
En savoir plus >>  Informations générales sur le lagopède

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le lagopède est un oiseau extrêmement économe de mouvements, piétant lentement à la recherche de nourriture et passant de longues heures immobiles. Ceci, couplé à son plumage remarquablement homochrome, le rend très difficilement détectable, surtout en présence de pierres où il excelle à disparaître.

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EN CHIFFRES

Suite aux mesures de gestion restrictives mises en place dans certains départements, le suivi des prélèvements, au travers des carnets de prélèvements, atteste d'une baisse importante de ceux-ci au cours de la décennie 2000, de l'ordre de 69 % pour les Alpes.

Lagopède

Le Lièvre d'Europe

Lièvre europe modifié

Le Lièvre Variable

Lièvre blanchot modifié

Les Lagomorphes

Le lièvre d’Europe

Des six espèces de lièvres du paléartique occidental, le lièvre d’Europe est à la fois la plus grande et la plus commune : il occupe presque toute l’Europe, au sud du 64ème parallèle, à l’exception du sud de l’Espagne et du sud de l’Italie.
Signes distinctifs :

La tête avec le corps mesure de 48 à 70 cm. Les pattes mesurent entre 115 et 150 mm. Le poids varie de 2,5 à 7 kg, avec des mâles environ 5 % plus lourds que les femelles. Le pelage est de couleur fauve avec des poils noirs ; le dessous est blanc crème. Il diffère du lapin de garenne par ses oreilles plus longues, noires au bout, une taille supérieure et un pelage plus jaunâtre, notamment en été.

Alimentation :

Il mange avant tout des graminées, soit issues des prairies naturelles et des banquettes herbeuses, soit cultivées, qu’il accompagne de nombreuses autres plantes herbacées, jeunes pousses ou boutons floraux. Il peut aussi consommer des fruits, des graines, des racines (betteraves), et des pousses d’arbres et d’arbustes, durant les forts enneigements.

Reproduction :  

Espèce polygame - Maturité sexuelle dès 3-4 mois - Gestation : 41 jours - Portée: 1 à 3 levrauts en général (très exceptionnellement jusqu’à plus de 5)

Habitat et territoire :

Aujourd’hui, on trouve surtout le lièvre dans les champs en plaine. En montagne, il est présent jusqu’à 2 000 m. Il fréquente aussi les lisières de forêts, les bois, les haies qui alternent avec les champs. Les adultes occupent un domaine vital d'environ 300 ha (jusqu’à 800 ha), qu’ils partagent avec d’autres sujets.

Gestion de l’espèce

Le lièvre d’Europe est une espèce originaire des steppes qui a très largement profité de l’ouverture des paysages par l’homme et de l’extension de ses cultures.

L’espèce est présente partout en France, y compris en Corse où elle a été introduite. On trouve le lièvre depuis le niveau de la mer jusqu’en montagne vers l’altitude de 2000 m. La chasse de l’espèce est  autorisée dans tous les pays d’Europe (quelques exceptions, plus ou moins temporaires, dans certains cantons de Suisse). Avec probablement près de 15 millions d’individus annuellement prélevés, Europe de l’Est incluse, dont près d’un million rien que pour la France, le lièvre constitue l’une des plus importantes espèces de petit gibier en Europe

La seule information dont on dispose pour avoir une vue nationale des abondances de lièvre en France, et de leurs écarts entre régions, est fournie par les enquêtes nationales sur les tableaux de chasse. Les régions où sont réalisés les plus forts prélèvements correspondent aux zones de plaines où dominent les céréales d’hiver en particulier Flandre, Artois, Picardie, Perche, Beauce et Champagne berrichonne, les régions aux plus faibles prélèvements correspondant surtout aux zones herbagères et/ou boisées, ou de montagne. 

Les "Plans de gestion cynégétique approuvés (P.G.C.A.)", mis en place sur des ensembles d’A.C.C.A. ou des "Groupements d’intérêt cynégétique", permettent, par les mesures prises, de limiter et réguler les prélèvements, dans un but de reconstitution de populations affaiblies.


En savoir plus >>  Informations générales sur  le lièvre d’Europe (fiche ONCFS)

LE SAVIEZ-VOUS ?

La femelle du lièvre, la "hase", a une particularité : elle peut être fécondée une seconde fois avant la mise à bas. Elle porte donc simultanément les jeunes prêts à naître et les embryons de la nichée suivante. On appelle ce phénoméne la "superfoetation".

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EN CHIFFRES

Les densités varient entre 1 à 3 lièvres par km² dans les zones les plus pauvres (paysages fermés par les bois, zones de montagne... ) et 10 à 30 lièvres par km² dans les plaines cultivées. Localement, ces densités peuvent atteindre 50 à plus de 100 lièvres par km2

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Le lièvre variable

Plus petit que le lièvre d’Europe, le lièvre variable, encore appelé blanchot, est un lièvre de montagne.

Il a la particularité de changer de couleur en fonction de la saison. Son pelage blanchit en automne pour devenir complètement blanc en hiver. Seule l'extrémité de ses oreilles restent noires. Au printemps, les poils bruns réapparaissent pour lui donner la même couleur qu'un lièvre commun, à l' exception de sa queue, qui reste toujours blanche

Autre adaptation à son environnement : ses pattes arrière en forme de raquettes qui lui permettent de se déplacer sur la neige poudreuse.

Infatigable coureur, il peut parcourir de grandes distances et jusqu’à 1000m de dénivelé !

 

Son corps à une longueur de 45 à 62 cm et ses oreilles mesurent 6 à 10 cm.

Habitat et territoire : Il habite les forêts et les alpages, à partir de 1200 m et on le trouve jusqu' à la limite des neiges eternelles dans les Alpes, d'où son nom allemand de "Lièvre des neiges".

EN CHIFFRES

A l'état adulte il pèse de 2 à 5,8 k.

LE SAVIEZ-VOUS ?

On le trouve exclusivement dans les alpes.

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Lièvre variable