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Mobilisez-vous et déposez un avis défavorable au projet d'arrêté accompagné d'un commentaire, en reprenant ou en personnalisant les éléments de langage ci-dessous :
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1. Le Gouvernement va bien au-delà de ce qu'a demandé le Conseil d'État :
- Par sa décision du 2 mars 2026 (n° 497460), le Conseil d'État a uniquement demandé au Gouvernement de suspendre la chasse du lagopède alpin pendant 5 ans afin de permettre l'acquisition de nouvelles connaissances scientifiques.
- En revanche, le Conseil d'État n'a jamais demandé :
- le classement du lagopède alpin parmi les espèces protégées ;
- son retrait définitif de la liste des espèces de gibier.
Le projet d'arrêté procède donc d'un choix politique dogmatique qui dépasse très largement ce qu'impose la décision du juge. Un moratoire temporaire permet déjà d'assurer la protection de l'espèce tout en laissant la possibilité de réévaluer sa situation à l'issue de cette période.
2. Le lagopède alpin n'est pas une espèce menacée d'extinction :
- Le lagopède alpin est classé « Quasi menacé » (Near Threatened – NT) sur la Liste rouge nationale de l'UICN. Il ne figure donc pas parmi les espèces classées « Vulnérable », « En danger » ou « En danger critique ».
3. Les effectifs nationaux demeurent significatifs :
Les effectifs français du lagopède alpin sont estimés entre 10 000 et 26 000 individus.
4. L'espèce reste largement présente dans les massifs français
Dans son bilan décennal 2010-2019, l'Observatoire des Galliformes de Montagne indique que « Le lagopède alpin reste une espèce encore largement présente dans les Alpes et les Pyrénées françaises. »
Le constat d'un déclin ne signifie donc pas que l'espèce soit devenue rare ou menacée de disparition à l'échelle nationale.
5. La chasse n'est pas responsable du déclin de l'espèce
Le Conseil d'État lui-même n'a jamais considéré que la chasse constituait la cause du déclin du lagopède alpin. Les principaux facteurs identifiés sont notamment :
- le changement climatique ;
- la réduction et la fragmentation des habitats ;
- la fermeture des milieux ;
- le dérangement lié aux activités de montagne.
La chasse est donc, une nouvelle fois, utilisée comme variable d'ajustement alors qu'elle ne traite aucune des causes réelles du déclin.
Par ailleurs, la chasse du lagopède alpin était déjà extrêmement encadrée :
- fermeture automatique lorsque la reproduction était insuffisante ;
- plans de gestion départementaux ;
- prélèvements très faibles et strictement limités.
6. Les chasseurs sont des acteurs essentiels de la connaissance scientifique
Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent activement :
- aux comptages réalisés avec les partenaires scientifiques ;
- au suivi des populations ;
- à l'acquisition de données indispensables à la gestion de l'espèce.
Les systèmes de gestion mis en place conduisaient déjà à suspendre la chasse lorsque l'état de la population le justifiait. Qui aura encore intérêt à investir du temps et des moyens dans le suivi d'une espèce qui sort totalement du champ de compétence cynégétique ? Or il est impossible de gérer efficacement une espèce sans disposer de données scientifiques robustes et régulièrement actualisées.
7. Une protection intégrale pourrait être contre-productive :
Les chasseurs sont aujourd'hui parmi les principaux acteurs du suivi des galliformes de montagne. Les exclure durablement de la gestion de cette espèce risque :
- de réduire les opérations de comptage ;
- d'affaiblir les réseaux d'observation de terrain.
Le projet d'arrêté pourrait ainsi produire l'effet inverse de celui recherché en privant la conservation de partenaires historiquement engagés dans le suivi de l'espèce.
8. Le patrimoine cynégétique des massifs de montagne mérite également d'être préservé :
- La chasse des galliformes de montagne ne constitue pas seulement une activité de prélèvement. Elle participe à un patrimoine culturel et cynégétique ancien, profondément ancré dans les territoires de montagne.
- Transformer un moratoire temporaire en retrait définitif de la liste des espèces de gibier reviendrait à faire disparaître durablement une pratique traditionnelle particulièrement encadrée, sans démonstration que cette mesure améliorerait effectivement l'état de conservation de l'espèce.
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