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Les forêts de plaine
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Les zones d'éboulis
Les grands lacs
Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage

Les forêts de plaine

La Haute Savoie compte plus de 30% de son territoire boisé. Cependant, la répartition des surfaces est assez hétérogène : les vallées alpines concentrent le plus fort pourcentage, tandis que la plaine accueille quelques grands ensembles, qui deviennent de ce fait remarquables. La forêt de Plambois, les bois de Chevilly et de Marival dans le Bas Chablais, et la forêt de la Semine sont les seuls massifs qui se maintiennent, les autres boisements se retrouvant sur les secteurs en pente, où les affleurements rocheux limitent les possibilités agricoles. Ils sont parfois concernés par des stratégies de protection nationales (Arrêté Préfectoral de Biotope, forêt classée) ou européennes (Natura 2000).

Ces grands massifs présentent un fort morcellement de la propriété privée, contrairement aux grands ensembles de montagne, généralement propriété des Communes. De ce fait, des plantations plus ou moins heureuses ont été effectuées à partir des années 60 avec l’aide du Fond Forestier National, entrainant localement une perte de diversité biologique (milieu homogène de résineux élagués), ou des problèmes de dégâts difficilement gérables (essences appétentes).

En dehors de ces grands ensembles, les nombreux ravins maintiennent une forte trame forestière sur l’avant pays, composée de boisements vieillissants de feuillus, tels les frênes, érables, chênes pédonculés, au sous bois très clair.  Localement, des boisements de châtaigniers apportent un plus très recherché par le gibier pour la production de fruits (secteur des Usses). Les vieux chênes sont aussi très recherchés pour leur glandée, et profitent à de nombreuses espèces, du pigeon au sanglier. Du fait de l’absence d’un couvert protecteur au sol, ils procurent un abri relatif au grand gibier, qui se trouve particulièrement dérangé au moment de la cueillette des champignons (morilles notamment), et lors de la chasse. En effet, l’utilisation traditionnelle des chiens courants provoque un brassage important de la grande faune, qui devient assez vulnérable lorsqu’il est sur pied. La mise en place de réserves de chasse et de faune sauvage, comme l’oblige la Loi sur les ACCA, constitue un élément d’équilibre entre cette forme de chasse et le maintien de densités correctes de grand gibier.

Les coupes de bois semblent revenir à la mode avec l’augmentation du tarif des énergies, ce qui concoure à diversifier des peuplements trop âgés, et créée des conditions très propices au développement du chevreuil et du sanglier. Dans les années à venir, l’augmentation des surfaces en fourrés sera indispensable au maintien des populations de grand gibier, en raison de l’augmentation croissante des pratiquants de loisirs outdoor qui fréquentent assidument les espaces boisés de plaine.