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05-01-2018

Réimplantation d une souche de faisans sauvages dans le Bas Chablais : des oiseaux de qualité élevés sous label ONCFS par des professionnels qualifiés et jeunes !

Des oiseaux de qualité élevés sous label ONCFS par des professionnels qualifiés et jeunes ! Il y a plus de 20 ans que Pierre MAYOT, Ingénieur à l’ONCFS, a lancé des opérations tests d’implantation de souches sauvages de ce bel oiseau dans quelques territoires privés du centre de la France.

Contre l’avis de tous, il a pu prouver la faisabilité d’une survie durable des souches implantées, à la condition d’oiseaux irréprochables sur le plan génétique. A partir d’oiseaux sauvages, l’ONCFS a donc sélectionné une souche adaptée aux difficultés de la reproduction et de la survie en milieux naturels, pour les produire dans son élevage expérimental près de Rambouillet. Assurés du succès de cette souche, les techniciens ont ensuite recherché, puis formé des éleveurs du secteur privé qui s’engagent à respecter une charte de production très rigoureuse, qui privilégie la qualité à la quantité.

Parmi ces éleveurs, le jeune Jean Baptiste GAILLOT, 25 ans, a ouvert les portes de ses volières le temps d’une visite : titulaire d’un BTS Acse depuis 2012, ce Picard d’origine s’est installé dans l’Indre, où il s’est lancé avec l’aide de son père dans ce difficile challenge à partir d’installations montées de toute pièce en respect des consignes de l’ONCFS. Depuis 2016,  il élève avec rigueur plusieurs milliers de faisandeaux, qui lui parviennent chaque printemps des couveuses de l’ONCFS. Il fournit donc depuis deux saisons déjà plusieurs Fédérations sous contrat avec l’Office. Adrien, ouvrier agricole et garde particulier de l’exploitation, apporte son aide efficace et régulière, ne serait-ce que par le piégeage constant des renards, corneilles et autres mustélidés tout autour des installations. Outre leurs connaissances en agronomie et élevage, leur passion de la chasse au chien d’arrêt vient renforcer la qualité de leur travail. Leur complicité permet d’ailleurs le maintien d’une belle population naturelle de faisans sur les terres agricoles environnantes, qui redonne vie aux cultures et aux bois.

 

A l’heure où les difficultés de maintenir le petit gibier dans nos plaines devient une gageure du fait de l’agriculture intensive, de l’urbanisation, de l’augmentation des promeneurs et des prédateurs, l’engagement de ces jeunes chasseurs qui ont choisi de faire de leur passion un métier est un signe prometteur pour l’avenir de ce beau gibier qu’est le faisan, mais aussi pour toute la petite faune de plaine. Sans leur investissement pour fournir des oiseaux de qualité, toute opération de réimplantation serait vouée à l’échec. Il convient d’encourager et de féliciter ces jeunes qui s’engagent dans la voie de l’excellence, pour redonner un avenir à la chasse de plaine.

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